samedi 7 février 2009

Le venin de la corruption.


De la corruption des élites...

Nous venons de voir que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme constituent les faits caractéristiques des malheurs des peuples et de la corruption des gouvernements. Ces faits sont largement avérés pour que soit légitimement établi, que nos gouvernements ont été et sont corrompus.

En maintenant volontairement les membres du corps social dans l’ignorance de la DDHC, un gouvernement ne permet pas à chacun de ses membres d’être en mesure de se prévaloir de ses droits. Des plus hauts serviteurs de la technostructure jusqu’aux simples citoyens, cette ignorance cultivée produira une multitude d’effets liberticides.

Le fonctionnaire ignorant de l’illégalité de son ou ses privilèges, tenu et asservi par ceux qui les lui concèdent, servira cette technostructure corrompue sans même avoir conscience d’être un agent servile de l’arbitraire et de la tyrannie. Parmi ces fonctionnaires nous aurons au premier rang des calamités sociales et des malheurs des peuples, l’Éducation nationale. Cette dernière en ne remplissant pas la noble mission qui est la sienne et qui consiste à apprendre aux générations montantes les bases incontournables leur permettant de devenir socialement acceptables, comme : savoir plus ou moins bien lire, compter, s’exprimer, données élémentaires qui font certes partie de ces bases, mais ne pas apprendre à être et rester libre, selon le périmètre défini par la DDHC, ce qui me semble au moins aussi important que le reste, marque cette administration du sceau de l'indignité. Ne pas instruire correctement les jeunes membres du corps social dans leurs droits, et par voie de conséquence comme je le démontrerai plus avant, dans leur devoir, façonne des générations d’incultes et d’asociaux asservis dès le départ dans leur vie par un cruel état d’ignorance à ceux qui sauront l'exploiter. Que dire de ces professeurs qui se désespèrent de voir entrer l’irrespect, la violence et les perversions qui se développent dans la société, au sein de leurs établissements... Ils ont des réactions de pompiers pyromanes, qui ayant laissé brûler des incendies dans la ville sans jamais intervenir, se mettent à pousser des cris de révolte et d'indignation en constatant que leur caserne est en feu.

Comment demander à un jeune membre du corps social de respecter des règles que les personnes qui en ont la charge se sont dispensées de lui apprendre... Comment faire apprécier un héritage culturel tout autant que spirituel, si ceux qui ont pour impérieuse mission de le transmettre, le laisse en déshérence ... Par leur propre ignorance de la DDHC, les enseignants de ce pays se rendent complices de la corruption des gouvernements et du malheur des peuples. Complicité qui se trouve largement aggravée lorsque, comme je le démontrerai de façon indiscutable, cette corruption fait reposer leur statut sur la plus grande des injustices et des impostures : le privilège.

Que dire de ces magistrats, noyés sous un fatras de lois, décrets, règlements, jurisprudences, mal rédigés, contradictoires, incohérents, et parfois incompréhensibles, y compris pour ces professionnels du droit qu’ils sont ... Pour eux l’ignorance de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, est d’autant plus accablante qu’elle aura pour conséquences de ne pas pouvoir leur permettre de rendre une justice loyale et honnête, mais une justice de circonstance inféodée aux pouvoirs dominants d’un gouvernement éminemment corrompu. Prenons l’exemple d’un genre de paradoxe imbécile largement utilisé par nos paresseux magistrats à la conscience et la morale uniquement formatées selon les normes administratives étriquées, telles qu’elles leur ont été transmise par l’Ecole nationale de la Magistrature.

Chaque magistrat qu’il soit du parquet ou du siège, brandira devant le moindre justiciable le sacro-saint principe que : Nul n’est censé ignorer la loi... De là où je me tiens, j’ai la faiblesse de croire que si la chose était réellement possible, un magistrat encore moins qu’un autre ne devrait être censé ignorer ou méconnaître la moindre loi ; de quoi je suis amené à en déduire qu’il ne pourrait donc y avoir aucune raison recevable qui justifierait les recours en Appel ou en Cassation (sans parler de la Cour de Justice Européenne)... En effet, si ces moyens de recours existent, et qu’ils s’avèrent indispensables pour le plus ou moins bon fonctionnement de l’administration judiciaire, c’est que nécessairement, comme le rappelle la Cour de Cassation dans ses nombreuses décisions, des magistrats ont souvent oublié ou méconnu l’application de certaines lois...

S’il est admissible, pour ces professionnels du droit disposant de tous les moyens d’informations pour se tenir correctement informés de l’évolution mouvante et rapide de la législation, de se tromper et d’ignorer la loi, comment peuvent-il se retrancher derrière un principe totalitaire, arbitraire et parfaitement inhumain qui consiste à exiger des autres citoyens maintenus dans l’ignorance de leurs droits, incapables, par manque de temps et de moyens, d’être au fait d’une législation qui souvent dépasse les experts eux-mêmes, de devoir faire ce qui est humainement impossible pour eux ?...

Un principe de droit dit par ailleurs : qu’à l’impossible nul n’est tenu, et ce qui est tolérable pour un magistrat, à savoir pouvoir se tromper et ignorer les applications d’une ou des lois, sans qu’il puisse encourir la moindre sanction pénale ou civile, doit au moins être toléré pour tous les membres du corps social... Lorsque j’évoque une tolérance, je devrais dire un droit, puisqu’il sera largement établi et démontré, dans le courant de ces commentaires, qu’en vertu d’une des dispositions des droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, l’égalité de traitement en matière juridique est un DROIT, pour le justiciable et un devoir pour les magistrats. Devoirs qui font d'ailleurs la noblesse de sa fonction lorsqu'ils sont correctement remplis.

Au même titre que les membres de l’Éducation nationale, les fonctionnaires de la justice sont complices et coupables du malheur des peuples et de la poursuite et de l'aggravation de la corruption des gouvernements. C’est même grâce à cette justice (administration) qu’elle se pérennise. Peut-être que c’est pour cela que la séparation des pouvoirs n’a jamais été sérieusement effective dans ce pays...

Sans vouloir être exhaustif concernant les effets nuisibles du maintien d’un corps social dans l’ignorance de ses droits, de nombreux volumes ne parviendraient pas à en épuiser le sujet, je m’attarderai un instant sur cette profession qui aurait pu être noble, si depuis belle lurette elle ne s’était égarée dans les délices d’une corruption de classe et les perversités vaniteuses d’une nature humaine si prompte à se dévoyer, je veux parler des avocats. À l’image de nos médecins modernes qui ont transformé le serment d’Hippocrate en serment d’hypocrites, nos soi-disant défenseurs de la veuve et de l’orphelin, devant la complexité et la prolifération compulsive et imbécile des textes, se sont accommodés de la malignité du système pour s’ériger en caste nobiliaire, faisant fi de l’ignorance qui invariablement les caractérise, pour tirer d’abord profits et avantages de leur position de passage obligé, comme un vulgaire tire-laine du moyen-âge rançonnant les malheureux voyageurs imprudents passant sur son territoire... Ne parlez pas à ces pédants personnages, de défense des droits de l’homme, invariablement, et je vous parle d’une longue expérience, ils vous regarderont comme un cul terreux privé de la plus élémentaire éducation et de tous moyens modernes de communication, et qui serait resté à l’état d’évolution qui prévalait à l‘époque des cavernes... Pour eux, la DDHC est une litote délicieusement surannée, genre conte à dormir debout que l’on raconte à des enfants en bas âge, ou aux peuples crétins en période électorale...

Il y a un qualificatif qui ne peut jamais accompagner le nom très commun d’avocat, c’est celui de « Bon ». Il n’y a pas de bons avocats, mais simplement des avocats intéressés par les deux seuls motifs qui gouvernent l’être humain en état d’involution, l’argent ou la gloire, et les deux conjointement si c’est possible. En dehors de cela, l’idée même qu’ils se font de la justice ferait passer les prétentieux médecins du temps de Molière avec leurs saignées et leurs lavements, pour des pères nobles et vertueux. Un avocat se fout complètement de la justice, et encore plus de la véritable défense de vos droits. Il sera bon si le justiciable est capable de défendre lui-même son dossier, (et encore, vous aurez plus de chance d'avoir un mauvais avocat sur un bon dossier que l'inverse), ce qui suppose une dépense d’énergie hors du commun, car le premier obstacle que devra surmonter le client sera la montagne de préjugés et de certitudes que lui opposera doctement et avec une condescendance un tantinet méprisante son propre avocat. Il est d’ailleurs fort répandu dans ce milieu, (le terme équivoque de ce mot est parfaitement ici à sa place) qu’un client velléitaire et de surcroît un peu compétent dans l’idée qu’il se fait de ses droits, n’est pas pour eux un bon client, et en général il est abandonné à son sort au profit des moutons de justiciables, accablés d’ignorance, espérant son salut de son avocat, comme de son dieu lorsqu’il va prier à son église, et acceptant par avance d’être tondu et par son avocat et par la justice... Et il le sera immanquablement par les deux, je ne connais pas d’exception à cette règle. Un avocat, comme un magistrat, joue avec des cartes truquées. Il a une obligation de moyens pas une obligation de résultats. Ceci veut dire que quoi qu’il arrive, vous lui devrez ses honoraires, et qu’en plus, même s’il a commis des erreurs, des manquements ou des fautes, ce qui est invariablement le cas, vous ne pourrez jamais l’en tenir pour responsable, et surtout pas juridiquement... Lorsqu’un avocat commet une grosse bourde, essayez donc de trouver un de ses confrères qui se chargera de vous faire rendre justice... Ceci devrait vous confirmer le sens qu’il convient de donner à ce mot « milieu »...

Un avocat sincère vous dira, comme je me le suis entendu dire, que pour défendre correctement un client, compte tenu de l’extraordinaire complexité de la législation, il faudrait que lui, ou l’un des collaborateurs de son cabinet, y consacre un temps qu’il ne pourrait pas reporter sur la facture du client sauf s’il fait partie des quinze plus grosses fortunes du pays. Alors, ils font de l’abattage, du tout venant de l’à peu près, de ce qui demande le moins de temps et le moins d’effort ; en informatique on dirait du copier/coller... Faut bien rentabiliser les prétendues quinze ans d’études, comme s’en gargarisent vaniteusement bon nombre d’entre eux...

À ces petits personnages imbus d’un statut social reposant sur l’exploitation de l’ignorance, de la misère et des malheurs des peuples, je rappelle ce que le bon Docteur François Rabelais, ce grand initié, disait en son temps : science sans conscience n’est que ruine de l’âme... À l’aune de cette sentence, les âmes des avocats sont probablement entre les mains des syndics de faillite de la Justice Divine...

Je laisse à chacun le soin d’imaginer ce qu’il peut advenir d’un citoyen qui n’aurait pas les moyens financiers, ni une affaire susceptible de satisfaire la gloriole égotique d’un avocat, ce qu’il peut attendre de cette justice de classe et d’argent.

Par l'ignorance, la corruption des gouvernements s’étend irrémédiablement à toutes les élites du corps social, et comme un puissant poison, à l’ensemble des membres de ce corps social...

<--------Article suivant.

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3 commentaires:

Annick a dit…

sans compter que notre président actuel centralise absolument tout, magistrature, éducation et média, ainsi il peut avoir le POUVOIR total et mains mises sur absolument tout...

Annick a dit…

Désolée je n'ai pas signé je suis Annick (Noun de téosophia)

georges a dit…

"Si tu es prêt à sacrifier un peu de ta liberté, pour un peu plus de sécurité, alors, tu ne mérites ni l'une, ni l'autre"
Thomas Jefferson
"Le rôle du gouvernement est de garder en équilibre pour tous la balance de la justice"
Franklin Delano Roosevelt

Se pourrait il que d'anciens Américains puissent nous donner à réfléchir, sur le triste devenir de la vieille Europe ?

"Un bon flic, est un flic mort"
"Les idées sont grandes, et les hommes trop petits"
Pensées perso ...