samedi 21 février 2009

La justice corrompue est une atteinte à la Liberté.


La démonstration implacable de la corruption généralisée de la technostructure.

Article 7 — Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Nous devons remarquer le processus infiniment subtil de la DDHC. Chaque article valide et renforce les droits énoncés par les précédents, puis il procède à leur extension dans une cohérence redoutable.

Nos illustres parlementaires étaient en état d’inspiration lumineuse, lors de l’élaboration de cette Déclaration. Cette inspiration lumineuse ne voulant pas dire qu’ils étaient des naïfs inconséquents, des rêveurs irresponsables ou des romantiques déconnectés des dures réalités. Ils connaissaient manifestement la capacité de corruption de tout pouvoir, et la corruption absolue d’un pouvoir de même nature. Aussi, en fin stratège, il ne se sont pas contentés de proclamer des droits stricto sensu, mais ils ont fait en sorte, par la succession habile et l’énoncé de chaque article, de ne plus rendre possible les débordements inéluctables que nous devons toujours attendre de tous les pouvoirs politiques. L’histoire antérieure à cette Déclaration ne leur laissait aucun doute sur l’inévitable tentation totalitaire de ces pouvoirs, comme faisant partie de leur propre nature. L’histoire postérieure à cette Déclaration n’a fait que confirmer la parfaite justesse de leur clairvoyance et de leur connaissance du côté obscure de la nature humaine.

Chaque article de la DDHC vient donc poser les bornes que ne doit jamais franchir un gouvernement légitime et les lois qui lui servent d’alibi à ses actions. Dans l’esprit de nos pères illustres, gouverner c’est servir et libérer, dans celui de nos gouvernements corrompus, gouverner c’est se servir et asservir. Nous pouvons d’ailleurs aisément constater, par le délire de la multiplication des lois scélérates, que nos gouvernements actuels ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit d’exprimer la pleine mesure de leur corruption.

Par l’énoncé de chacun de ses articles, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, impose des droits et devoirs aux citoyens (la liberté n’est possible que parce qu’il y a des règles qui en définissent la pratique), mais elle impose autant de droits et devoirs aux associations politiques qui produiront les gouvernements ayant en charge la noble servitude qui leur incombe. Elle verrouille l’inaliénabilité et l’imprescriptibilité de ses droits et de ses devoirs. La redondance de certaines précisions n’ayant pour but que d’en renforcer la pérennité. Ainsi, la liberté pour un membre du corps social est un droit naturel, sacré, inaliénable, imprescriptible, mais ce n’est pas le droit de faire tout et n’importe quoi. Pas plus que pour un gouvernement, la liberté ne signifie pas qu’il puisse, ne serait-ce que de temps à autre, porter atteinte par des lois illégitimes à un seul des droits que contient la DDHC.

Bien évidemment, comme je l’ai déjà amplement démontré, nos gouvernements ont tous rapidement succombé à leurs péchés originels, celui du totalitarisme, de l’arbitraire et du despotisme. Pour y parvenir tout en donnant l’illusion d’être des ardents défenseurs de la DDHC, ils ont mis au point une stratégie reposant sur la duplicité de langage, la déloyauté, l’hypocrisie, la trahison et un cynisme le plus méprisant qui soit, celui d’une pseudo noblesse de caste regardant avec une condescendance hautaine les gueux de la roture. Cette stratégie ayant porté ses fruits amers, tous nos gouvernements corrompus se transmettent précieusement cet héritage, en essayant chaque fois d’en renforcer les effets. Avec cet article 7, adossé aux commentaires que j’ai développé lors des précédents, je vais démontrer de façon indiscutable, et l’existence de cette stratégie liberticide préméditée, et les moyens mis en oeuvre pour parvenir à gouverner sans avoir à se préoccuper le moins du monde des impérieuses obligations qu’impose le contenu de la DDHC. Car si nos pères fondateurs de la nouvelle citoyenneté étaient inspirés et intelligents, il ne faudrait pas croire que cette intelligence est en soi une vertu. Pour preuve, il y a autant d’intelligence possible dans l’évolution que dans l’involution. Ce qui rend l’intelligence sage, c’est lorsqu’elle s’exerce dans la pratique des vertus, rien d’autre !

Revenons au début de cet article 7. Il nous dit : nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Cela n’aurait pas une grande signification si cette proclamation était isolée et sans lien avec les articles précédents. À la limite elle voudrait aussi dire que les gouvernements peuvent tout se permettre sous réserve qu’ils aient préalablement défini une loi permettant leurs actions. Comme il est facile pour un gouvernement de faire une loi, surtout lorsqu’il a pris soin de solidement vassaliser ceux qui sont chargés de la voter, il n’y aurait donc aucune limite à l’exercice du pouvoir. La liberté d’un gouvernement, capable de gérer cette petite formalité dérisoire, deviendrait la loi du plus fort. Seulement, voilà, cet article, pas plus que les suivants, ne peut se lire sans tenir compte du contenu du préambule et des articles qui le précèdent. Nous avons vu, lors de l’étude de l’article 5, que la loi n’avait pas tous les droits, et que ses droits étaient limités par les dispositions de cette Déclaration. Il découle de ce qui précède que si des lois disposent de procédures d’accusation, d’arrestation et de détention, elles doivent en respecter les droits naturels, sacrés, inaliénables et imprescriptibles de l’homme, dont les articles suivants en définissent admirablement le contour. Rappelons que les lois qui déterminent l’accusation, l’arrestation et la détention d’un individu ne doivent pas permettre la pratique de triste mémoire des lettres de cachet. Hélas, il est facile de constater qu’aujourd’hui, à cause de nombreuse lois scélérates de nos gouvernements corrompus, un simple petit juge d’instruction, en complicité totale avec sa hiérarchie au sommet de laquelle se trouve le très politique ministère de la justice, n'importe quelle personne peut se retrouver durablement derrière les barreaux sans autre forme de procès que celui de la décision d’un magistrat utilisant cette loi du plus fort qu'est la détention provisoire sans limite, qu’il utilise en remplacement des moyens de tortures qui sévissaient au moyen-âge. Cette détention provisoire dont la limite est laissée à l’appréciation arbitraire et sans véritable contrôle (pour cause de solidarité de caste), à des individus exerçant une activité professionnelle (justice) sans responsabilité civile et pénale, est l’un des plus puissants outils de la stratégie de nos gouvernements corrompus. Cette détention provisoire qui était énoncée à son début comme devant être l’exception, par ignorance, paresse, incompétence, corruption politique et irresponsabilité, est devenue la règle. Je ne dis pas qu’elle ne se justifie pas dans certains cas, je dis simplement qu’il est hélas démontré que trop de personnes que la justice à reconnue innocentes, ont du subir une atteinte à leur dignité, l’opprobre de leur semblable, et parfois la ruine de leur situation familiale, sociale et professionnelle, simplement à cause d’un petit juge caractériel, incompétent et irresponsable (au sens légal du terme), auquel des lois scélérates ont permis l’exercice de pratiques liberticides.

J’aurai l’occasion, à la suite des prochains articles, de revenir sur cette lamentable réactualisation, sous une forme cyniquement moderne, des lettres de cachet, je ne m’étends donc pas d’avantage.

Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis... Par ce passage je vais pouvoir démontrer ce que j’annonçais précédemment à savoir : la stratégie préméditée mise en place par les gouvernements corrompus pour s’affranchir des devoirs que leur impose la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Comme vous le constaterez cette stratégie perverse est d’une redoutable efficacité, elle repose sur le maintien du peuple dans l’ignorance de ses droits, car sans cette ignorant le délit de corruption serait flagrant et accablant.

Faire des lois liberticides n’est pas quelque chose de très compliqué. Il faut simplement faire en sorte que les associations politiques n’aient plus pour but principal la conservation des droits naturels, sacrés inaliénables et imprescriptibles de l’homme, la chose est depuis longtemps entendue. Une fois cette opération réalisée, cela offre l’avantage de n’offrir à l’expression de la volonté générale, que le choix entre des partis politiques qui malgré des faux-semblants de différences apparentes, ont en réalité la même coloration philosophique, celle du pouvoir absolu. La chose est rendue d’autant plus facile à réaliser que les gouvernements veillent à maintenir l’ensemble du corps social dans la plus parfaite ignorance de ses droits, de ses libertés et de ses pouvoirs souverains, principal rôle dévolu à la pernicieuse Education nationale. Les représentants de l’expression générale étant élus sur des promesses qui ne sont jamais des engagements inviolables, sont à leur tour maintenus dans l’ignorance - être parlementaire ne veut pas dire, être intelligent, ni être instruit, ni être compétent, la réalité le démontre chaque jour -, et soigneusement encadrés par une technostructure qui leur impose ses règles et sa très forte domination. Avec un tel aréopage d’ignorants ou d’ambitieux, - les deux ne sont pas incompatibles -, est constituée cette personne morale que nous appelons le législateur. Comme l’histoire le démontre, en dehors de cette noble Constituante de 1789, la règle imposée veut que ce corps de parlementaires, se dirige comme un troupeau de moutons, incapables, pour cause d’ignorance caractérisée, de remplir loyalement la mission et le mandat que l’expression générale leur a confiés et qui est et reste la conservation des droits naturels, sacrés, inaliénables et imprescriptibles de l’homme.

Avec ce dispositif, maintenu en l’état d’un gouvernement corrompu à un autre, il est donc facile de faire voter n’importe quelle loi. Ainsi, la plus totalitaire de nos administrations, je veux parler de l’administration fiscale, est-elle capable de faire voter dans les 10 jours, un amendement qui sera collé dans ce que la technostructure appelle si poétiquement de lois fourre-tout, dans le seul but d’invalider une décision de justice qui aurait pour effet de revenir sur le moindre dispositif qui lui assure sa toute-puissance despotique au travers de lois scélérates. Pendant ce temps, un parlementaire qui entend se préoccuper d’un problème à caractère humain qui frappe une partie de nos concitoyens, mettra des années pour tenter d’obtenir ou la modification d’une loi scélérate, ou l’étude d’une loi censée porter remède à ces difficultés. Loi qui, si elle est un jour votée, ne sera jamais appliquée pour faute de décrets d’application, que seul le gouvernement corrompu peut publier, ainsi la boucle de sécurité est bouclé, le totalitarisme peut s’épanouir sous des faux airs de "démocratie".

Faire des lois scélérates est une chose, mais trouver les agents qui puissent en assurer l’application au quotidien en est une autre. Cette difficulté majeure résulte justement des dispositions de cet article 7, qui indique que : Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis... Une loi scélérate est nécessairement un acte arbitraire (sauf pour les magistrats corrompus, ignorants et aveugles) ; un membre du corps social, correctement instruit de ses droits et devoirs, - et le devoir que contient ce passage n’est pas mince, puisqu’il consiste à ne pas donner suite à l’exécution d’une loi liberticide -, ne peut donc, sans se mettre dans l’illégalité, l’immoralité et l’indignité, être un agent servile au service d’une technostructure (administration) violant d’une façon flagrante et caractérisée des droits fondamentaux et les principes du pacte républicain. Afin d’obvier à cette difficulté, nous avons vu que nos gouvernements corrompus avaient institué, par des lois scélérates, le principe de l’irresponsabilité juridique pour l’ensemble de ses agents. En contrepartie de certains privilèges comme celui de cet affranchissement au respect du droit commun ; comme celui d’une garantie d’un emploi à vie ; comme celui de pouvoir faire supporter par la société civile les avantages d’une retraite généreuse prise bien avant les autres, tout en ne cotisant qu’à un taux inférieur à celui des autres membres du corps social, ces gouvernements corrompus peuvent donc exiger l’obéissance de leurs obligés. Les serviles agents de la technostructure corrompue, solidement encadrés par elle, - dossier d’avancement et de promotion servant de laisse passée au cou de chacun d’eux -, doivent solliciter, expédier, exécuter et faire exécuter des ordres arbitraires venant de ces innombrables lois scélérates. Chacun se donnant la bonne conscience d’obéir aux ordres des supérieurs sur lesquels ils se dégagent de toute responsabilité.

Lors du procès de Nuremberg, les juges qui tentaient de comprendre comment le puissant mécanisme de la “solution finale” avait-il pu se mettre en place tant il demandait d’intervenant à tous les niveaux de multiples administrations, la réponse des fonctionnaires qui se trouvaient de près ou de loin, impliqués dans la sollicitation, l’expédition ou l’exécution d’ordres arbitraires et inhumains, a été qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux ordres des supérieurs, se considérant comme n’ayant aucune responsabilité dans cette affaire...

Les dispositions de ce passage de l’article 7, prévoient en outre que ces ordres arbitraires doivent être punis. Ceci n’est pas exprimé sous forme de souhait, mais sur le mode impératif, c’est-à-dire un impérieux DEVOIR. Là encore, nous pouvons constater que ce droit naturel, sacré, inaliénable et imprescriptible de l’homme, dans la possibilité de se faire rendre justice, a été sournoisement détourné d’une part, par le privilège qui accorde aux agents de la technostructure de ne pas être individuellement civilement et pénalement responsables, et d’autre part, par le fait qu’il n’y a aucune disposition dans le Code Pénal qui permette de sanctionner les crimes et délits découlant de la violation de ce droit.

Les magistrats qui se trouvent être ces agents serviles de cette technostructure corrompue, n’ont plus, depuis fort longtemps, pour unique préoccupation la défense et la conservation des droits naturels, sacrés, inaliénables et imprescriptibles de l’homme. Ils ne sont préoccupés que par la défense de leurs privilèges et ceux de la technostructure. Ils rendent donc des décisions qui sont à la justice ce que la fausse monnaie est à la bonne. Cette absence de justice, par la non condamnation de la sollicitation, l’expédition et l’exécution des ordres arbitraires, est une atteinte directe au droit de liberté, car il n’y a plus de liberté lorsqu’il n’y a plus de véritable justice. Et comme rien n’est prévu pour que puissent être condamnés les magistrats (outre autres membres des administrations) qui se rendraient complices de ce type d’infraction, alors pourquoi s’en priveraient-ils, d’autant que cela pourrait nuire à leur avancement...

Voilà comment nos gouvernements corrompus maintiennent et renforcent ce puissant dispositif qui les affranchit des devoirs de leur charge. Voilà comment le despotisme peut avoir un développement si vivace et si puissant dans la patrie des droits de l’homme. Voilà pourquoi le respect de ces Droits n’est plus possible dans l’état actuel de pourrissement moral, juridique, administratif et politique.

... mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance... Bien sûr que tout citoyen doit obéir à la loi, c’est même le fondement de sa liberté. À la condition que cette loi soit juste et ne soit pas en totale opposition avec la Loi des lois qu’est la DDHC. Un citoyen a le devoir d’obéir à la loi, mais il a aussi le droit de s’opposer aux lois scélérates de par les dispositions de l’article 2, qui stipule son droit imprescriptible de résistance à l’oppression.

Au fur et à mesure que l’on entre dans les structures qui charpentent cette sublime Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, on ne peut qu’être en admiration devant l’édifice grandiose qu’il révèle à l’entendement. Ce n’est plus une simple énumération de droits quelconques, c’est un puissant mécanisme philosophique et spirituel, comme un code génétique de la citoyenneté, dont les gouvernements corrompus sont les rejetons abâtardis par leurs tares héréditaires issues des gènes de l’ancien régime. Ce doit être un peu la même situation qui a dû prévaloir lors de la cohabitation éphémère entre l’homme de Néandertal et l’homme de Cro-Magnon... Il a fallu probablement plusieurs siècles avant que le premier disparaisse laissant la place au deuxième plus évolué.

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