mercredi 11 février 2009

Le mépris de la DDHC par la justice.




La condamnation de la corruption des partis politiques.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

La Déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen de 1789, est l’interface qui sépare l'infiniment petit de l'infiniment grand ; L’individuel du collectif ; le privé de la Res publica (la chose publique). Elle invite naturellement les associations politiques à avoir pour première et principale préoccupation la sauvegarde, la promotion et la conservation de l’ontologie la plus civilisatrice qui devra être au coeur de toutes actions politiques, à savoir : les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme. Notons que nos parlementaires, qui n’étaient pas des naïfs pratiquant un angélisme benêt, s’adressant aux associations politiques, celles justement qui ambitionnent d’accéder au pouvoir par le contrôle d’un gouvernement, - avec les conséquences en matière d’actes législatifs et exécutifs -, ont cru nécessaire d’assortir les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme d’un précieux adjectif celui qui consiste à considérer ces droits comme : IMPRESCRIPTIBLE.

Nous avions déjà la garantie de l’inaliénabilité de ces droits, ce qui dans les faits, empêche tout actes législatifs et exécutifs qui voudraient en réduire la portée ou les applications. Avec cette notion d’imprescriptibilité, il est clairement indiqué aux associations politiques qu’elles ne pourront jamais ni en réduire la portée ni en décréter la suspension ou la suppression sous une forme règlementaire, puisque cela serait une condamnation de cette association politique qui aurait l’infamie de commettre le sacrilège de remettre en cause l’inviolabilité de ces droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles.

Puisque le but de toute association politique est la conservation des droits de l’homme, il me semble comme tombant sous le coup du plus élémentaire bon sens, que les statuts de ces associations politiques comportent comme postulat de base le principe défini par ce redoutable article 2. S’il est dans l’ordre des choses que la Constitution repose sur la DDHC de 1789, les statuts de chaque association politique devraient impérativement comporter comme profession de foi la conservation des droits de l’homme en conformité avec la Déclaration de 1789. Cette disposition, qui n’est obligatoire que par respect de l'éthique, aurait au moins l’avantage de rappeler aux futurs dirigeants de ce pays, dès l’origine de leur engagement politique, le but qui doit toujours être le leur, directement en rapport avec l’utilité commune.

C’est parce que ces associations politiques ont oublié le but qui doit être le leur, que nous devons subir les égarements des gouvernements corrompus, et les atteintes aux droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles de l’homme. Dans la chaîne des responsabilités, les associations politiques sont en toute première position concernant le développement de l’arbitraire et du despotisme politique. La clairvoyance de nos pères fondateurs de la citoyenneté moderne n’est pas ici prise en défaut, bien le contraire. Car c’est bien de la responsabilité des associations politique que dépend en premier lieu la conservation de la DDHC. C’est aussi à cause de leur immoralité civique qui repose sur l'ignorance, la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme que nous leur devons les malheurs publics et la corruption des gouvernements.

C’est aussi par la culture de cette indignité et ce déshonneur que vous ne verrez plus de parlementaires, quelque soient les parties, se dresser dans les Assemblées pour manifester une légitime indignation lorsque des textes liberticides sont présentés aux votes. Ni aucun parlementaire et association politique dénoncer ce genre d’imposture en appelant les citoyens à utiliser un droit naturel, inaliénable, sacré et imprescriptible et qui est : la résistance à l’oppression, en refusant d’obéir à un acte législatif ou exécutif portant atteinte à la DDHC de 1789. Certes, pour pouvoir le faire il ne faut pas que les membres de ces associations politiques, soient dans une ignorance accablante de cet espace de liberté individuelle, ni de leur Responsabilité à en conserver intact le périmètre originel. Mais pour ceux qui ne sont pas ignorants de cette responsabilité, encore faut-il qu’ils soient capables de courage politique pour se montrer digne de cette distinction sociale (parlementaire), qui ne se résume pas qu’à des petits privilèges de cour, mais repose sur le fondement de l’utilité commune.

Aujourd’hui, il est aisé de constater que plus aucune association politique ne se préoccupe véritablement de la conservation de principes de la DDHC de 1789, qu’elles n’ont même pas en tête de leurs statuts, la référence au seul but qui les rendrait légitime et honorable. Lorsque vous interpellez un parlementaire sur les violations des droits de l’homme, dans ce pays, lorsqu’il daigne vous prêter une attention distraite, il vous prend rapidement pour un zombi d’une autre planète complètement déconnecté de ses réalités politiques à lui. A une certaine époque, ayant constaté avec effarement que dans le pays des droits de l’homme, la DDCH de 1789 n’était affichée dans pratiquement aucune administration, aucune école, aucun commissariat, au début du mandat du Président Miterrand, je lui ai adressé un courrier lui faisant part de cette épouvantable carence ; courrier auquel il a fait répondre par ses services, que si la mesure était judicieuse, elle était difficile à mettre en pratique... Depuis, je constate qu’elle s’est un peu répandue, même si dans ses applications pratiques elle reste trop souvent lettres mortes, comme c’est hélas le cas dans les commissariats ou pour les fonctionnaires de polices, de gendarmerie ou de l’administration judiciaire ou encore fiscale, qui ne doivent pas connaître le sens qu’il convient de donner aux termes de naturel, inaliénable, sacré et imprescriptible... Peut-être que là encore, c’est trop compliqué d’exiger le strict respect de la DDHC, par l’ensemble des serviteurs de la technostructure surtout s'ils n'ont pas été formés à cela. Et si, comme j’en suis totalement convaincu, ce n’est pas si difficile que cela de rappeler à l’ordre et au respect du droit, les serviteurs de l’État, alors force m’est donnée de constater que ces innombrables entorses et entraves aux droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles de l’homme, ne peuvent être que la conséquence d’une corruption généralisée prenant sa source directement dans les associations politiques.

Le bon Dr François Rabelais rappelait que : science sans conscience n’est que ruine de l’âme. En ignorant, oubliant et méprisant le but que doit avoir une association politique au sens de l’article 2, de la DDHC de 1789, les associations politiques actuelles ont perdu leurs âmes, et ont privé de conscience tous leurs membres et par déclinaison dégénérative, tout ce que produiront ces associations politiques dévoyées.

Il ne s’agit pas de distinguer les associations politiques de droite, de gauche ou du centre, en passant par les extrêmes; en ne respectant pas les dispositions de cet article 2, et par voie de conséquence, ignorant, oubliant et méprisant les dispositions de la DDHC, toutes ces associations politiques condamnent l’électeur à n’avoir que le choix du totalitarisme et de l’arbitraire, puisqu’aucune ne peut prétendre avoir pour but la liberté par la conservation des droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles de l’homme. Lorsque la défense de la Justice et de la liberté n’est plus représentée par une association politique, ce qui est présenté comme une “démocratie”, n’est plus qu’une imposture, une escroquerie, un bidonnage, une mystification qui se résume à proposer aux électeurs de voter entre la peste et le choléra. J’ai coutume de dire que le vice ne peut prétendre accéder au pouvoir qu’en se travestissant en vertu. La démocratie de pacotille qui ne repose que sur des associations politiques dévoyées, démontre la pertinence de cette affirmation.

Cruel cet article 2, car il fait reposer la liberté sur le strict respect de la DDHC, par tous les partis politiques. Ces partis politiques en violant comme je viens de le démontrer, le principe essentiel de leur légitimité juridique et morale, se condamnent à l’indignité, et concourent à porter atteinte à ce droit naturel, inaliénable, sacré et imprescriptible qu’est la Liberté.

Comme j’aurai l’occasion de revenir sur les droits que sont la propriété et la sûreté, je passerai donc directement à ce droit si méconnu, et pour cause, car il est infiniment subversif pour tout gouvernement corrompu, celui de la légitime résistance à l’oppression.

Cette Résitance à l’oppression demande à être éclairée par quelques précisions que le bon sens commun n’aura aucun mal à partager. D’abord que doit-on définir comme une oppression ? Il est évident que pour nos parlementaires historiques, il ne s’agissait pas de passer en revue tous les cas de figure, dont l'énumération pourrait devenir sans limites, à ce qui pourrait s’apparenter de près ou de loin à une oppression. L’oppression principe, celle qui est la plus caractéristique et incontestable, quelque soient les époques où elle se manifeste, réside avant tout dans la violation de l’un des droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles de l’homme. Ceci reste parfaitement cohérent avec le but essentiel que doit avoir une association politique et qui est : la précieuse conservation de ces droits.

Ainsi, il est aisé de comprendre que l’oppression résulte et se caractérise dans les actes législatifs et exécutifs, mais aussi dans le comportement des agents de la technostructure qui sont en charge de traduire dans la réalité quotidienne ces oppressions caractérisées. Nous verrons d’ailleurs un peu plus loin que nos illustres parlementaires ont prévu comme droit de l’homme, que soient condamnables et condamnés, tous ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires...

La Résistance à l’oppression consiste donc à pouvoir ne pas respecter un acte législatif ou exécutif qui serait en violation avec les dispositions de la DDHC. Ici nous commençons à comprendre tout l’intérêt pour un gouvernement corrompu, issu d’associations politiques de même nature, de maintenir dans l’ignorance et l’oubli de ses droits, un peuple qui pourrait disposer de ce puissant outil libérateur.

Je vous laisse encore une fois imaginer la portée que pourraient avoir les dispositions de cet article 2, s’il était parfaitement connu de l’ensemble des membres du corps social. Le fait qu’un gouvernement qui ne pratiquerait pas le strict respect de la DDHC, dans ses multiples applications, puisse se voir opposer un refus légitime d’avoir à satisfaire aux obligations considérées comme oppressives, l’obligerait certainement à davantage de vertus, de rigueur et de pondération dans ses dérives arbitraires, et dans la rédaction hypocrite de ses lois et règlements.

Si de l’ensemble des commentaires que je fais de cette géniale Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, il ne devait en être retenu qu’un seul, que ce soit celui qui redonne toute sa signification à ce généreux don d’une conscience politique collective éclairée par l’Être Suprême et qui est : la Résistance à l’oppression. Dire non à une loi liberticide, non à des règlements attentatoires aux libertés, refuser de respecter des ordres arbitraires, des jugements frappés par l’ignorance l’oubli ou le mépris des droits de l’homme; est un DROIT naturel, inaliénable, sacré et IMPRESCRIPTIBLE, et son exercice est un acte citoyen courageux qui concourt à l’utilité commune.

Les pratiques totalitaires d’un régime comme celui de Vichy, reposent sur la constante négation complète des droits de l’homme.

La justice a pour impérieuse obligation et devoir de reconnaître, constater, respecter et faire respecter ce légitime droit de Résistance à l’oppression. C’est dire si la Révolution reste à faire...

Nous n’en sommes qu’à l’article 2, et déjà l’impossibilité que soient appliqués et respectés les droits déjà proclamés, se manifeste par toutes les institutions, et les privilèges qui ont été constitués par les gouvernements corrompus, et qui se révèlent être des entraves considérables tant en ce qui concerne la connaissance de ces droits que de leurs applications simples et pratiques conformes à ce qu’en exige le préambule :

Afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.


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